TitleVQSmart La smart Fortwo 2e génération est avec nous depuis maintenant quelque temps et pourtant bien que moins radicale que sa devancière même un novice a demi aveugle peut la reconnaitre au premier coup d’œil.

Très peu de gens paradoxalement pourraient reconnaitre le logo sans le reste de la voiture, il signifie, pour ceux que ça intéresse, C pour compact orné d’une flèche pointant l’avant qui signifie «foward thinking» (penser de l’avant). Et de l’avant elle va, ses ventes sont toujours en progression tant chez nous qu’aux états unis, les prix de l’essence a la hausse ainsi vont les ventes, voici le compte rendu d’un trop bref essai routier.

Smart Fortwo Brabus 001

J’ai du regardé la petite chose pendant un bon 15 minutes avant même de m’y asseoir, plein de petits détails me sautent tout de suite aux yeux, la qualité de l’assemblage, les roues a trois encrages, pour sauver du poids, l’étrange bande de plastique noir qui encercle l’habitacle, tant de choses que l’on ne remarque pas à première vue. Son look « gros jouet »me rappelle les  voitures à pédale rouge et jaune  en plastique ayant motorisé une partie de mon enfance, en dehors des proportions, un autre point en commun, la smart est en plastique polymère côté carrosserie tout comme la voiture de mes 4ans.

2008-smart-fortwo-special-edition-limited-two-luggagePremière surprise en ouvrant le capot, ou bien le coffre appelez cela comme vous voudrez (le moteur est situé a l’arrière) il y a étonnamment d’espace, pas plus de place qu’une banquette arrière de berline classique, mais vue des circonstances, je reste agréablement surpris. Malheureusement a l’avant-pas d’espace, le  « capot » n’est qu’en fait un couvercle de maintenance donnant accès au lave-vitre et au réservoir pour les freins, j’aime bien sa façon originale d’ouvrir révélant un excellent accès… à pas grand-chose.

dashUne fois dans le véhicule on réalise que les impressions à propos de la grandeur de l’habitacle sont non fondées, c’est presque vaste et asseoir deux personnes quasi obèses en tout confort est tout à fait crédible, sauf peut-être côté performances. L’assise est haute, un peu a la manière d’une minifourgonnette ce qui offre une très bonne visibilité et une relative confiance. Le tableau de bord se veut une interprétation épurée de celui de sa devancière, on aime ou pas pour ma part disons que la qualité des matériaux est à noter.

La rigidité structurelle mondialement reconnue est rassurante quand on réalise combien près se trouve les voitures devant et derrière nous aux feux rouges.

Conduire cette puce en ville est très agréable au début, l’on se faufile partout comme une petite souris c’est amusant, tous les gens se retournent avec un sourire et se stationner de façon perpendiculaire au trottoir est un pied de nez aux VUS extrêmement plaisants. Le premier « Buzz » passé,  on déchante au niveau des accélérations paresseuses en grande partie dues à l’exécrable transmission automatique 5 rapports qui donne l’impression de caller a chaque changement de rapports le mode manuel aide un peu, mais faut aimer les palettes derrière le volant. Le petit trois cylindres de 1litre n’aide pas sa cause non plus 75 chevaux s’arrachent le cœur à déplacer les 820 kilos de l’engin. Ce duo mécanique lui fait d’ailleurs perdre beaucoup de son lustre partout ailleurs qu’en ville et il ne flattera jamais votre orgueil viril entre deux feux rouges soyez en assuré. Pour ça il y a la version Brabus plus sport, mais encore là, non, vous n’aurez pas une Mustang  Cobra entre les mains soyez en assuré. Sa consommation, parce qu’a la base c’est pour ça qu’on l’achète, réussi à se maintenir dans les 5litres en moyenne aux 100km ce qui n’est pas si mal, bien que de nos jours plusieurs voitures bien mieux nanties tant en taille qu’en performances peuvent se vanter faire de même. Une nouvelle version tout électrique de la smart sera très bientôt, si ce n’est déjà fait, mise en vente bien qu’a très faible tirage pour l’instant et ne fait pas l’objet de cet essai vous l’aurez deviné.

lightshine

Sur la route on a tôt fait de constater que l’on est hors de sa zone de confort, et nous aussi par la même occasion, ça cogne dur, ça tangue au vent et avec un 0-100 en près de 13 secondes disons que certaines manœuvres deviennent délicates, l’air délinquant acquis en conduisant la smart en ville s’évapore rapidement, laissant l’impression d’être seul dans la jungle, on s’habitue, mais au début le contraste est un peu troublant. Le freinage est bien, la direction précise et sur une route pas trop défoncée la smart est même d’un confort raisonnable.


La Fortwo  d’abord et avant tout une icône, on l’achète ou la conduit pour afficher ses convictions ou une image bien plus que pour ce qu’elle est en réalité. C’est un petit jouet amusant et il s’adresse à une clientèle qui accepte ses petits travers et peut vivre avec comme 2e voiture ou pour un usage plus ou moins pratique, mais écolo. Personnellement, je suis plus Tonka que smart, mais je ne peux nier son charme sympathique, surtout en version décapotable,  et le plaisir de se faufiler en ville a son volant, car c’est là ou elle est a son meilleur se moquant de la circulation et se stationnant quasiment n’importe ou au grand plaisir de celui ou celle qui l’aura choisi après avoir bien évalué ses besoins.

Modèle essayé : Passion coupé 2011
(Désolé des photos de presse régulière, mais je n’avais pas mon appareil)

http://www.thesmart.ca/